Wojciech Weiss (1875-1950) était un peu le caméléon glamour de la peinture polonaise. Né en Roumanie par accident logistique familial, il a très vite trouvé sa vraie vocation : peindre tout ce qui bougeait… et surtout ce qui ne bougeait pas.
Dès ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie, Weiss développe un talent particulier pour faire de la mélancolie quelque chose de très esthétique. On dit même que son pinceau avait deux modes :
“expressionnisme dramatique”
“ah tiens, j’ai envie de faire quelque chose de plus lumineux aujourd’hui”
Artiste multitâche, il est passé du symbolisme sombre (parfait pour impressionner les étudiants en art) à des scènes beaucoup plus joyeuses et colorées — preuve qu’on peut traverser des phases sans perdre sa crédibilité.
Il a aussi été un membre important du mouvement Młoda Polska (Jeune Pologne), ce qui est ironique quand on sait qu’il a fini professeur respecté et président de l’Académie… comme quoi être “jeune” est un état d’esprit, pas une date de naissance.
Weiss aimait peindre :
des femmes élégantes,
des intérieurs lumineux,
et occasionnellement des choses suffisamment étranges pour faire croire qu’il avait vu l’avenir du surréalisme.
Aujourd’hui, on le considère comme un des grands artistes polonais du XXᵉ siècle — le genre de peintre qui pourrait te regarder depuis un tableau et te juger gentiment, mais avec style.
